plusieurs mises à jour :
- l’article sur nos 5 derniers jours de voyage de la frontière franco – espagnole à Bordeaux
- l’album photo du Portugal et du Nord de l’Espagne
- l’album photo de la France et de notre arrivée à Bordeaux
bonne lecture!
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fév 19
Publié par artizenvelo dans 22. Portugal, Galeries photos | 1 commentaire
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Publié par artizenvelo dans 23. France 2 ans après, Galeries photos | Aucun commentaire
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Publié par artizenvelo dans 21. France, Carnet de route | 3 commentaires
Du Pays Basque à Bordeaux – 31 janvier au 4 février 2012
Nous quittons le petit village basque où nous avons dormis la veille et entamons les derniers kilomètres avant la frontière française. Le temps est au gris et à la pluie, qui tombe finement depuis l’aube. Autour de nous des collines vertes à l’herbe grasse; des troupeaux de moutons et de vaches paissent dans leur pré; indifférents à l’eau qui ruisselle sur leur dos.
Nous avons beau nous le répéter « plus que 10 km et nous sommes en France » mais nous ne réalisons pas que nous allons enfin entrer dans notre pays, boucler la boucle commencée 2 ans auparavant. Toutes nos pensées sont tournées vers cette France familière qui paradoxalement nous semble comme une inconnue.
Le dernier col est atteint et nous entamons la descente qui nous mène à la frontière française. Euphorique, nous goûtons pleinement à la joie de retrouver notre pays. Nous sommes les premiers étonnés de cet attachement et de ces émotions qui se révèlent.
Joseph Mora (ligue Aquitaine et commission communication de la FFCT) et sa femme Annik accompagnés d’un ami de Biarritz nous attendent à la frontière. Ils ont bravé le mauvais temps pour nous accueillir à ce passage de frontière symbolique. Nous reprenons la route tous ensemble sous une pluie qui ne cesse pas. Notre petit peloton d’origine finit par s’agrandir au fur et à mesure que des cyclistes des clubs de la FFCT de la région nous rejoignent.
Nous ouvrons grand les yeux sur cette France à laquelle nous avons tant pensé et où nous roulons enfin. Arrivés à Bayonne, Bernard Forsans, le président du club de l’Aviron Bayonnais cyclotourisme, nous invite à une collation organisée dans le club avec tous les cyclistes courageux qui nous ont fait le plaisir de nous accueillir en France. Autour d’un verre de cidre et d’une bonne galette, nous partageons nos premières impressions françaises. Le soir nous sommes généreusement hébergés par Bernard et sa femme.
Le lendemain, le temps est toujours aussi maussade et le gris nous accompagne jusqu’à Mouguerre à 7 km de là. Nous stoppons chez l’oncle et la tante d’Héloïse pour une journée de repos au coin du feu.

Le froid est désormais bien installé et au petit matin nous n’échappons pas aux légers flocons de neige. Le froid est vif et nous demande beaucoup d’énergie pour nous réchauffer sur le vélo. Nos roues tracent à travers les Landes. De longues lignes droites à travers les pins associées à un vent de face permanent. Nous sommes un peu découragés devant ce vent infernal qui nous fatigue toujours plus.
Dans notre tête nous égrenons les jours : J – 5, J – 4, J – 3 etc… Notre ultime étape se rapproche mais nous n’en sentons pas
l’imminence. Nous évoluons dans notre bulle, encore occupés à assimiler nos nouveaux repères français.
L’avant dernier jour, Georges Golse (reporter revue cyclotourime) nous rejoint pour la pause déjeuner. Nous pique niquons dans le froid et nous remémorons certains souvenirs les plus marquants. Il nous accompagne ensuite pour quelques bonnes lignes droites à travers les Landes. Encore une fois nous sommes contents de pouvoir partager nos derniers kilomètres avec un autre cycliste. Nous quittons à regret Georges et filons vers Coimère (près de Langon) où nous attend Marcelle.
Nous avions dormis chez elle le premier soir de notre voyage et nous y revenons deux ans plus tard à la veille de notre arrivée. Nous revenons sur nos pas, repensons à ces premiers kilomètres qui nous paraissent à la fois si proches et si lointains.
Nous arrivons à la nuit tombée et surprise, qui nous attend ! Les parents, une amie et la grand-mère d’Aurélien! Moment d’émotion car nous ne nous attendions absolument pas. Nous passons ensuite la soirée avec Marcelle, ses enfants, petits enfants et arrière petits enfants. Comme au premier soir, nous sommes chouchoutés et reçus comme des rois.
Le lendemain matin, le ventre un peu serrés, nous sommes prêts pour l’ultime étape. A 9h, le père d’Aurélien et trois autres cyclistes FFCT nous rejoignent chez Marcelle. Le froid est vif mais le ciel d’un bleu impeccable nous rassure. Un dernier au-revoir ému à Marcelle et sa famille et nous partons vers Gradignan (Bordeaux). Tout au long du parcours, des groupes de cyclistes se greffent à notre peloton originel qui finit par s’agrandir considérablement. Nous formons une belle ligne d’une vingtaine de vélos. C’est un vrai plaisir que de se sentir ainsi accompagnés. L’enthousiasme des cyclistes nous fait chaud au cœur.
Nous finissons par arriver à Gradignan, nous reconnaissons petit à petit les rues et carrefours. Plus que 4 km, plus que 2 km… Insensiblement, nous rapprochons nos deux vélos. Un petit trac s’empare de nous. Plus que 800 mètres… Dans quelques instants nous y serons, à la fin de notre voyage, à la réalisation de notre rêve. Plus que 200 mètres, ça y est nous y sommes! Nous voyons une masse de gens assemblée près des ruines de Caillac. Une clameur s’élève lorsque nos vélos sont en vue, l’émotion nous submerge et nous tombons dans les bras de notre famille et de nos amis. Plus d’une soixantaine de personnes sont là pour nous accueillir. Nous sommes pris dans l’euphorie et le tourbillon des embrassades.
Certains nous suivent jusqu’à Mérignac chez Héloïse à vélo, d’autres vaincus par le froid nous y rejoignent en voiture. Une longue procession de vélos ornés de ballons de toutes les couleurs nous suit et nous porte jusqu’à la maison. Nos parents ont organisé un très belle fête pour l’occasion qui réunit famille, amis mais aussi des visages plus ou moins connus qui ont suivit notre aventure via notre blog.
Nous sommes maintenant revenus depuis deux semaines. Et la « réadaptation » se fait doucement.
Il ne nous reste plus qu’à remercier tous ceux qui ont été autour de notre aventure, nos familles pour leur soutien et leur enthousiasme, nos amis, ceux que nous ne connaissons pas personnellement mais qui nous ont salué et encouragé via notre blog et enfin la Fédération Française de Cyclotourisme qui en plus de son soutien financier a fait part à notre égard d’un soutien sans faille et d’un accompagnement passionné de notre traversée de France.
Et surtout, nous n’oublions pas toutes ces mains tendues durant nos deux ans de voyages, toutes ces rencontres, ces invitations, ces discussions, ces sourires, ces regards, ces encouragements, qui ont finit par être le sens de notre voyage.
Samedi 4 février 2012 : arrivée à Mérignac après 28.200 km à vélo !
Dernière mise à jour : samedi 04 février 2012
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Voici le trajet que nous prendrons pour ces derniers kilomètres : Départ de Coimères vers 9h30, Roaillan, Sauternes, Budos, Ilats, Saint Michel de Rieufet, Jeansotte, Saint Selve, La Brède, Martillac, Léognan et pour finir à Gradignan.
Nous serions heureux de vous retrouver pour ces derniers coups de pédales à 13h30 aux ruines de Cayac (ou prieuré de Cayac) à Gradignan.
A très bientôt
Bisous des Artiz En Vélo
jan 12
Publié par artizenvelo dans 21. Espagne, Galeries photos | 2 commentaires
jan 11
Publié par artizenvelo dans Reportages écoles | Aucun commentaire
15h de vol, nous arrivons au Maroc, sur un autre continent : l’Afrique! Le changement de culture et de développement est radical, les routes pour nous en vélo sont bien meilleures qu´en Asie, les voitures sont aussi plus présentes.
Le Maroc est un royaume, le pays est donc gouverné par un roi, Mohammed VI.
La religion est musulmane, les mosquées remplacent les temples d´Asie comme celle de Casablanca, d´une hauteur impressionnante et recouverte de mosaïques magnifiques.
Nous reprenons nos vélos en direction du Sud, vers la région montagneuse du Haut Atlas. Nous stoppons une journée à Marrakech, cette ville touristique a gardé une atmosphère magique avec ses petites ruelles , ses vendeurs et ses couleurs oranges.
Nous commençons par un premier col aux pentes raides, le paysage est incroyable, les couleurs sont rouges-oranges, le sol très aride, il y a peu de végétation, nous avons l’impression d’être sur la lune!
Le plateau où nous arrivons est très grand et désertique. La route est souvent une grande ligne droite à perte de vue, pourtant la route n´est pas ennuyeuse tellement le paysage est beau et surprenant.
Quelques familles nous invitent à dormir dans leurs maisons la première semaine, nous prenons plaisir à goûter aux plats nationaux, le couscous à base de semoule, légumes, pois chiches, viande et le tajine composé de viande, de légume cuits à l´étouffée.
Il y a beaucoup de personnes parlant le français, il est donc plus facile de communiquer, nous pouvons donc passer nos soirées à discuter dans une bonne ambiance.
La deuxième semaine est plus difficile, dans la région du Haut Atlas les marocains sont plus fermés, il est plus difficile de faire des rencontres. Au milieu de cette chaîne de montagne, le froid commence à être plus présent, les nuits se font au chaud au fond de nos duvets.
Les villages sont petits et distants les uns des autres, les habitants utilisent des ânes pour transporter du bois, des broussailles afin de faire du feu durant l´hiver. Ils doivent souvent effectuer de longues distances car le bois est rare.
Le paysage est toujours incroyable, nous croisons des canyons, les montagnes ont des formes originales et les couleurs sont toujours aussi vives! La terre est rouge tandis que les montagnes sont vertes et grises, la vallée d´après les couleurs sont inversées.
Nous sommes éblouis par ces paysages que nous n´avions jamais vu. Nous prenons le direction du Nord en direction de Nador au bord de la mer Méditerranée.
Les derniers jours sont une succession de petites collines, le temps est toujours parfait, le ciel est bleu azur, l´après-midi nous sommes presque en tee shirt alors que nous sommes fin décembre.
Les fêtes approchent, nous passons noël à Nador, nous cuisinons notre repas de noël et surtout nous récupérons des dernières semaines de vélo.
Dans quelques jours, nous serons de retour en Europe et dans un mois à Bordeaux.
La fin du voyage n´est plus très loin, il nous tarde aussi de revoir nos familles, amis et nous passerons vous voir à l´école Marcellin Berthelot d´ici peu de temps.
Le Népal est un petit pays situé entre deux géants : la Chine et l’Inde.
Le Népal est recouvert des plus hautes montagnes du monde : la chaîne de l’Himalaya. Le plus haut sommet du monde est ici. Le Mont Everest mesure 8.848 mètres!
A côté, notre Mont Blanc dans les Alpes paraît bien petit avec ses 4.810 mètres…
Pour commencer, nous pédalons dans la partie sud du pays qui est très plate et agricole. Les champs de riz sont immenses et jaunis par le soleil. Les bergers sont très présents, ils emmènent leurs troupeaux de chèvres et de buffles dans les rizières et forêts puis les ramènent à la nuit tombée à la maison. Les femmes portent des énormes fagots de fourrage sur le dos qui serviront à nourrir les bêtes.
Les Népalais sont gentils et souriants. Ils sont curieux de nos vélos et les enfants nous crient bonjour de tous les côtés. Les hommes portent un petit chapeau carré qui montre leur appartenance à l’ethnie Newari. Les femmes elles portent un pantalon bouffant et une tunique assortie ainsi d’une longue écharpe autour des épaules.
Nous retrouvons la nature. Dans le Sud il y a beaucoup de jungle. Il fait très chaud et très humide, nous transpirons beaucoup. Heureusement il y a de nombreuse rivière pour se rafraîchir. Ce qui plait aussi beaucoup aux papillons que nous voyons voleter un peu partout.
Ici un orange, là un jaune ou encore là un bicolore!
Nous les avons surpris en pleine séance de bronzage!
Le soir nous n’avons aucun problème pour trouver un endroit tranquille pour faire du camping sauvage.
Nous prenons la direction de Pokhara, les montagnes commencent à s’élever et les montées sont plus difficiles à vélo. Mais nous sommes très motivés car les parents d’Héloïse nous attendent à Pokhara. Ils sont venus nous visiter pour quelques semaines. Nous sommes très heureux de les revoir et de partir faire un trek dans l’Himalaya tous ensemble.
Un trek est une longue randonnée dans les montagnes. Il y a seulement de petits chemins, aucune voiture ne peut passer. Nous emportons donc un gros sac à dos chacun avec nos duvets, des vêtements chauds et notre réchaud pour cuisiner. Pas besoin de la tente car tout au long du chemin de randonnée, il y a des petites lodges où l’on peut dormir.
Pendant 10 jours, nous marchons tous les 4 sur des sentiers très escarpés qui traversent des torrents sur des petits ponts de bambous. Ou alors sur des ponts suspendus qui bougent !! Attention à ne pas tomber!
Nous passons des forêts de jungle puis des forêts de rhododendrons. Plus nous nous élevons, moins il y a de végétation. Au dessus de 3.000 mètres il fait beaucoup trop froid pour la majorité des plantes! Heureusement nous avons nos grosses vestes.
Nous arrivons en haut du sanctuaires des Annapurna et nous sommes à plus de 4.000 mètres d’altitude. Il faut marcher lentement car il est plus difficile de respirer. Il y a moins d’oxygène dans l’air donc moins d’oxygène qui rentre dans nos poumons et notre sang. Nous avons même de la neige pour l’ascension finale! Nous arrivons en haut fatigués mais très heureux de pouvoir admirer le lever du soleil sur les montagnes enneigées.
Nous revoyons des yacks aussi (que nous avions déjà vu au Tadjikistan et au Tibet) dont le lait sert à fabriquer du fromage. Mais nous n’apercevons pas le Yéti! Vous le connaissez?
Les Népalais et les Tibétains l’appellent l’Homme des Neiges : ce serait un énorme singe qui vivrait dans les montagnes reculées. Beaucoup pensent que c’est une légende, mais qui sait!
Comme les voitures ne peuvent pas aller dans les villages car ce sont de tout petits chemins qui montent, ce sont les porteurs qui ravitaillent les villages en nourriture. Des népalais portent d’énormes baluchons sur leur dos accrochés par une lanière à leur tête. C’est très dur car il faut qu’ils fassent ainsi plusieurs jours de marche. On appelle ces porteurs les sherpas. Pour porter les bouteilles de gaz pour faire la cuisine et avoir de la lumière ce sont les ânes qui portent!
Après le trek, nous allons visiter Katmandou qui est la capitale économique et religieuse du pays. Il y a plus de 1.000 temple ici! Au Népal deux religions se mélangent : le Bouddhisme et l’Hindouisme.
Les temples souvent gardés par des statues féroces qui sont très colorées et animées. Chaque matin et soir, les népalais vont prier au temple. Ils font le tour du temple puis font sonner une cloche et se positionne devant les statues des dieux. Ils leur offrent du riz, des fruits, allument une bougie et font une prière.
Ils ont plus de 1.000 dieux, donc il y a beaucoup à faire!
Nous voyons aussi la déesse Kumari qui nous apparaît quelques secondes depuis sa fenêtre. C’est une petite fille népalaise entre 6 et 12 ans qui est choisie et qui est vénérée comme une déesse vivante par les Népalais.
Dans les rues il y a aussi beaucoup d’animation : des vendeurs de fruits et légumes, de vêtements, des pousses pousses (vélo taxi), des motos, etc… Mais du coup la ville est très polluée, ça pique la gorge!
Le chien fait la sieste dans le pousse pousse!
Nous goûtons à la cuisine népalaise. Ils mangent matin, midi et soir du Dal bath : c’est un plat composé de riz, de lentilles et de petits légumes. C’est riche et nourrissant mais un peu répétitif. Nous préférons les momos qui sont des petits raviolis de légumes cuits à la vapeur.
Pour finir nous visitons la magnifique stupa qui surplombe la ville. Une stupa est comme une petite pyramide ronde.
C’est un monument religieux pour les bouddhistes qui viennent en faire le tour plusieurs fois. Au passage ils font tourner des moulins à prières.
En haut de la stupa sont dessinés les grands yeux de Bouddha, cela signifie que le bouddha voit tout, même les choses que les humains n’arrivent pas à voir.
Nous quittons le Népal après deux mois et cette fois-ci nous prenons l’avion! Car nous allons au Maroc pour revenir doucement vers la France. La suite des aventures dans le carnet sur le Maroc qui suit.
jan 2
Publié par artizenvelo dans 20. Maroc, Galeries photos | 1 commentaire
Arrivée à Mérignac le 4 février 2012 à 15h après 721 jours de voyages, 28.200 km parcourus à vélo, 3 continents et 23 pays traversés !
Thème Arclite par digitalnature | Traduction par Autour d'un Café | Propulsé par WordPress